INDEX
- Les mauvais traitements
- Définitions de l'abus
- Certains signes de mauvais traitements ou d'abus
- Ce qu'il faut faire; ce qu'il ne faut pas faire - brochure "VERS LA PRÉVENTION" à télécharger
LES MAUVAIS TRAITEMENTS
Aucune personne n’est à l’abri d’être maltraitée, d’être abusée, ou d’être négligée par son environnement, ou même de devenir elle-même abusive.
La rubrique suivante contient quelques informations pour vous aider à mieux identifier certaines formes de mauvais traitements, de négligence, d’exploitation et d’abus infligés aux aînés.
Des moyens d’actions cités dans la brochure "VERS LA PRÉVENTION" que vous pouvez télécharger, sont suggérés aux individus, aux familles et aux communautés, afin de prévenir l’apparition de tels problèmes. Bien que certains moyens d’action soient limités, leur utilisation peut être complexe. Cependant, la plupart de ces suggestions sont pratiques et réalistes et peuvent vous inciter ou inciter d’autres à agir en prenant les mesures qui s’imposent pour prévenir ou réduire le mauvais traitement ou l’abus envers les aînés.
DÉFINITIONS DE L’ABUS
Abus physique Infliger des douleurs physiques ou des blessures à une personne: frapper, attenter à la pudeur, couper, lacérer, brûler, imposer des restrictions, pousser, brutaliser, etc.
Abus psychologique Infliger une souffrance émotive ou de l’angoisse à autrui en dévalorisant la personne, en l’insultant, en l’ignorant, en l’humiliant, en lui faisant peur, en proliférant des menaces, en l’isolant, etc.
Abus matériel / financier Exploitation illégale et non éthique en utilisant les fonds, les possessions ou l’actif d’un aîné pour son profit personnel, etc.
Négligence active Refus conscient de répondre aux besoins physiques ou psychologiques de l’aîné ou ne met pas à la disposition de la personne les ressources disponibles (privation de nourriture, de médicaments, d’hygiène personnelle, etc.).
Négligence passive Refus inconscient de répondre aux besoins physiques ou psychologiques d’un aîné. Ceci peut être dû à une incapacité ou à un manque de connaissances.
CERTAINS SIGNES DE MAUVAIS TRAITEMENTS OU D’ABUS
En ce qui concerne les aidants naturels
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Histoires qui se contredisent
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Ressentiment de plus en plus grand
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Trouver des excuses pour ses échecs
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Tenir une autre personne responsable pour ses propres fautes
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Comportement agressif / défensif
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Abus de drogues
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Épuisement inhabituel
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Soudaine amélioration financière
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Nouveaux problèmes de santé
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Préoccupations / dépression
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Refus d’administrer les médicaments / Ne pas nourrir l’aîné
En ce qui concerne les aînés
- Dépression
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Anxiété< DIV>
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Replie sur soi…isolement soudain
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Hostilité
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Apathie
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Confusion
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Blessures physiques
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Soudaine détérioration financière
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Désir de mourir
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Plaintes vagues sur l’état de santé
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Grands efforts de plaire
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Changement continuel de médecin Il existe d’autres signes d’abus, et tous ceux mentionnés ci-dessus n’indiquent pas nécessairement qu’il y a mauvais traitement, négligence ou abus. Mais si un de ces éléments semble devenir de plus en plus prononcé au sein du milieu familial, il se peut qu’il y ait une situation problématique et une investigation plus approfondie est nécessaire. En observant certains symptômes de stress ou de mauvais traitements, vous pourrez initier des actions en vue de réduire ou de prévenir la détérioration de cette situation.
RECHERCHE EN COURS
Développement d'un outil de validation pour médecins (EASI) afin de détecter les abus envers les aînés. Par : Mark J. Yaffe, Maxine Lithwick, Christina Wolfson, Elizabeth Podnieks
L’abus envers les aînés a de sérieuses conséquences sur leur vie, incluant une pauvre qualité de vie, détresse psychologique, perte de sécurité et un accroissement de la mortalité. Les médecins de famille, par leur contact régulier avec les aînés, sont bien placés dans leurs bureaux pour identifier l’abus envers les aînés. Toutefois, ces médecins ont un très bas taux de détection d’abus envers les aînés à cause de l’absence d’un rapide, simple et fiable outil d’identification. Une équipe multidisciplinaire de recherche, située à Montréal au Canada, est récemment allée à l’Organisation mondiale de santé à Genève afin de présenter les résultats d’un travail de recherche voulant résoudre ce dilemme. Cette étude a été financée par l’Institut canadien de recherche sur la santé.
Mené par son principal chercheur, le docteur Mark Yaffe de l’université McGill, cette équipe a développé un inventaire de six questions qui fait en sorte que, lorsque demandé aux aînés, va faciliter la dénonciation de la part des docteurs concernant l’abus et va amener ces derniers à faire le point avec les services sociaux. 663 aînés ont été consultés par 104 médecins de famille. Les résultats ont été évalués et comparés de façon exhaustive pour chaque participant à l’étude au moyen d’une évaluation détaillée. Cette étude représente une des plus importantes quant au nombre d’individus étudiés en regard de l’abus envers les aînés. Concernant le stigmate qui est associé à admettre l’abus, il y a une variabilité significative dans les recherches publiées en regard de la fréquence.
Dans l’étude montréalaise, l’évaluation des travailleurs sociaux sur la fréquence des abus envers les aînés a atteint un minimum de 11,9% et un maximum aussi haut que 17.3%. Les questions posées par les médecins de famille atteignent une fréquence de 12.4%. Ces données révèlent que l’abus envers les aînés se manifestent plus souvent qu’on pensait dans le passé. Les médecins participant à l’étude étaient enthousiastes en rapport à la facilité et l’utilité d’un tel questionnaire dans leur pratique. Il y a cependant une limite statistique quant aux données prédisant l’abus. Néanmoins, cette équipe de recherche a senti que cette étude représente un grand pas en avant quant à la validation d’un outil efficace pour dénoncer les abus envers les aînés.
Pour plus d’informations sur cette étude, contactez le Dr. Mark J. Yaffe à l’adresse de courriel suivante: mark.yaffe@staff.mcgill.ca.
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